17/02/2005

ALAIN SORAL

"Vu que je ne suis pas très inspiré c’est dernier j’ai décidé de vous faire découvrir du moins a certain d entre vous un auteur que j’aime bien, Alain Soral a travers une interview publié sur bellaciao.org/ et Alain Soral.net (voir dans les liens) "

Alain Soral, c’est d’abord un physique qui ne laisse pas indifférent. Mais c’est également une plume alerte, vive, chargée au vitriol, qui décape, et analyse tout ce qui bouge : problèmes de société, politiques, culturels, féminismes, exclusions, bref tous les sujets sont abordés par ce sociologue du pavé dans la mare, ce sociologue de la rue, du terrain, intellectuel érudit et avertit, qui n’hésite pas à se frotter aux vrais problèmes de notre paysage français, problèmes qui touchent bien sûr le quotidien du "français moyen" (dont il se revendique) : la plus forte communauté en France ; ne sortant d’aucune université, ne se revendiquant d’aucune école, Alain Soral est un intellectuel actif et indépendant. Ne disposant d’aucune chaire professorale, d’aucun poste dans aucun média, il peut ainsi garantir sa liberté de penser, et de parler, utilisant sans jamais se priver, de son esprit critique plutôt bien aiguisé.

Loin d’être novice dans le milieu des médias et de l’édition, Alain Soral évite soigneusement les soirées mondaines où l’on y perd vite sa liberté d’écrire et de dénoncer, tout comme il se méfie des beaux discours intellectualistes et vaporeux, qui nous font prendre à dessein de l’altitude, afin de nous faire perdre, par ricochet, le sens des "vrais" problèmes, ceux que l’on rencontre sur le terrain, dans la "vraie" vie. Bref, Alain Soral, n’est ni un théoricien abscons, ni un idéologue malgré ce que l’on en dise, il n’est pas non plus l’ami, et qui s’en étonnerait lorsqu’on voit avec quelle ténacité il travaille à faire surgir au grand jour les petites manœuvres politiciennes des uns, les vices cachés des autres, de tous les grands de notre société française, du gratin parisien, des milieux germano-pratin, appelé plutôt "people" ces dernières années, et ses livres ne comptent pas que des admirateurs non plus. Mais il suffit d’aller surfer sur les sites de libraires en ligne, Amazon, Fnac, Alapage, pour constater que les commentaires, que ces sites invitent leurs lecteurs à faire, tournent beaucoup plus souvent à l’éloge qu’à la critique. Pourquoi ? Qu’est-ce qui motive une bonne partie du lectorat français (plus de 80 000 exemplaires écoulés pour Misères du désir), alors que ces essais ne bénéficient de presque aucun soutient de la presse française, puisque Soral est victime d’une réelle omerta, à acheter, lire, et parler de ses livres, à le soutenir parfois publiquement en intervenant dans une émission de radio, alors qu’il est de plus en plus isolé, de plus en plus combattu dans le paysage intellectuel français.

Comme il le dit lui-même, avec le talent qu’il a, il pourrait, dans le même registre que Jean-Pierre Coffe, piquer des coups de gueule sur des sujets bien secondaires, ne touchant à aucun vrai problème politique constituant la crise actuelle que connaît notre pays. Mais il en a choisi autrement. Comme Socrate autrefois, arpentant les rues d’Athènes, en quête de vérité, Alain Soral aujourd’hui écrit pour que la vérité, celle qui n’est pas politiquement correcte comme on dit pudiquement, éclate, n’ayant guère peur, tel Socrate encore, de se frotter aux puissants. Il lui faut donc, pour agir, une sacrée dose de courage, et peut-être aussi de naïveté, naïveté qu’il revendique, sans laquelle il perdrait ce franc-parler, cette volonté de remuer la merde, pour faire émerger ce qui jusque là, se cachait dessous. Alors, je me posais une question, et une seule : qu’est-ce qui fait courir Soral ? Qu’est-ce qui le pousse à jouer ce rôle ingrat de l’empêcheur de penser en rond ? J’ai décidé de lui envoyer un petit questionnaire par mail, pour qu’il y réponde, et qu’on en sache un peu plus sur ses engagements. Voilà le résultat :

Marc Alpozzo : Alain Soral, depuis Jusqu’où va-t-on descendre ? vos livres caracolent en têtes des ventes, parfois même devant les livres de BHL, alors qu’ils ne bénéficient d’aucun soutient des médias : comment expliquez-vous ce phénomène ?Et comment expliquer vous ce cruel silence médiatique autour de votre action intellectuelle et littéraire ?

Alain Soral : Que mes livres se vendent, un peu - je ne fais pas non plus les scores d’un Weber ou d’un Coello ! - malgré le boycott de plus en plus sévère des médias, est plutôt rassurant. Cela prouve en effet : Un. Que le matraquage télévisuel et le décervelage en douce des magazines d’opinion ne parviennent pas à annihiler complètement la demande de sens, et le bon sens de la population. Deux. Que se maintient donc toujours, à travers les ages, une part irréductible d’honnêteté et d’intelligence, qu’on soit dans l’URSS de Brejnev, l’Amérique de Bush ou la France de Sarkozy ! Quant à expliquer ce "cruel silence médiatique", il suffit de lire, ou de relire, l’excellent "Les nouveaux chiens de garde" de Serge Halimi pour comprendre ce qui attend logiquement toute personne qui ose produire une critique appuyée, et cohérente, du pouvoir et de son idéologie.

M.A. : Vous le reconnaissez vous-même, vos prises de position courageuses à propos de problèmes politiques et sociaux "sensibles" vous attirent beaucoup d’inimitiés parmi les puissants : depuis le piège que des journalistes de Complément d’enquête vous ont tendu, vous êtes même de plus en plus isolé : qu’est-ce qui vous motive à continuer ? Ne ressentez-vous jamais l’envie de jeter l’éponge ? Vous ne vous êtes jamais dit : "à quoi bon ?"

A.S. : Je suis de plus en plus isolé... dans les médias. Pas dans la rue ni dans le cœur des honnêtes gens, je vous l’assure ! Ce qui me pousse à continuer ? Disons que c’est plus fort que moi ! Bien sûr, il m’arrive parfois de vouloir tout arrêter, changer de vie, aller vers l’harmonie et la douceur d’une île idéale introuvable comme la Tahiti de Gauguin... Mais aussitôt planqué dans le calme illusoire de l’"à quoi bon ?", de la consommation, de l’alcool... la souffrance de la lutte, de l’injustice et de l’incompréhension laisse place à la souffrance bien pire encore de la honte du lâche, la dépression.

MA : Vous le dîtes vous-même, vous n’êtes pas un sociologue monomaniaque qui s’évertuerait à n’analyser que les communautarismes. Vous les analysez tout de même beaucoup dans vos livres, notamment Socrate à St Tropez et dans votre dernier Misères du désir. Vous ne voyez pas l’esprit communautariste d’un très bon œil, n’est-ce pas ? Pourquoi ?

A.S. : J’ai calculé que ma critique des communautarismes constituait un sixième de mon travail. Cinq textes que je publie sur six sont donc sur d’autres sujets. Mais les communautaires qui sont, eux, à coup sûr monomaniaques, puisque leur appartenance communautaire prime sur toute autre détermination, ne retiennent jamais que cet un-sixième là. Quel appauvrissement de l’esprit ! Et sans même parler d’esprit, il faut être particulièrement obtus, ou malhonnête, pour ne pas voir à quel point le communautarisme - même s’il fournit à court terme un sentiment de solidarité et de sécurité - mine le "vivre ensemble" dans une société démocratique fondée sur l’égalité et la mobilité. Non seulement vous vous retrouvez vite l’otage des extrémistes de votre communauté - qui d’expérience en sont toujours les plus médiocres représentants -, mais vous voyez en plus se fermer les portes des autres communautés, qui vous traitent à leur tour par le mépris ou le soupçon.

M.A. : Puisqu’on parle des communautés, l’un des problèmes animant notre politique française aujourd’hui, c’est le "mariage gay", vous dîtes de ce problème que c’est un problème très secondaire. Alors comment expliquez-vous que cela fasse autant de bruit en France et dans la presse ?

A.S. : Ca fait surtout du bruit dans la presse ; presse dont le rôle idéologique et d’amplifier les problèmes sociaux secondaires - dit "sociétaux" - pour cacher qu’elle traite de moins en moins des problèmes sociaux plus cruciaux tels l’orientation de gestion et les enjeux de politique étrangère... Que deux trous du cul sponsorisés désirent imiter un bon couple de beaufs hétéros on louant des queues de pies pour passer devant monsieur le maire, qu’est-ce que le salarié français moyen en a à foutre ?

M.A. : Toujours lié à cette question du "mariage gay", on a vu récemment le maire vert Noël Mamère marier un couple homosexuel en vertu d’un principe qui nous vient du philosophe américain Henry David Thoreau : "la désobéissance civile". Quelle est votre opinion à propos de ce grand principe, au nom duquel Mamère, Bové, et d’autres alter-mondialistes agissent, en défiant les lois de la République ?

A.S. : D’abord - lapsus révélateur - il s’agit chez Thoreau de désobéissance CIVIQUE ! la désobéissance civile, c’est le truc d’Isabelle Alonso, un truc de bonne femme en tailleur ! La désobéissance civique nous ramène, elle, au principe même de la démocratie américaine des pères fondateurs, démocratie dont Jean-Claude Michéa a bien rappelé qu’elle est, au meilleur sens du terme - celui de Rousseau - un populisme. Son message est simple : la loi, en régime démocratique, n’a aucun caractère transcendant, elle est choisie par les hommes pour les hommes. Et quand la loi trahit les hommes, qu’elle ne représente plus l’intérêt général mais les intérêts en douce d’une minorité contre l’intérêt général, on a alors le devoir CIVIQUE de lui désobéir ! En l’occurrence, le mariage gay c’est plutôt les intérêts d’une minorité qui essaie d’imposer en douce ses vues à la majorité... On est donc assez loin du sujet, ce qui est moins le cas des OGM !

M.A. : Pour en finir avec le communautarisme, quels sont vos positions à propos de la question du port du voile en France ? Vous avez récemment déclaré sur www.oumma.com : "Je préfère le voile au string". Ne pensez-vous pas que ce type de petite phrase provocatrice ne soit mal perçue par les mouvements féministes ? Quelle est exactement votre position par rapport à cette idée ?

A.S. : J’ignorais que le string était un étendard du féminisme, je pensais que le féminisme, au contraire, commençait par le respect du corps de la femme ! Je ne vois donc pas du tout en quoi "je préfère le voile au string" peut être une provocation. Provocation de qui ? de quoi ? Préférer le voile au string c’est d’abord, sur le plan vestimentaire, le choix du moindre mauvais goût. Le foulard est un vêtement "doux" et universel (les femmes se couvrent les cheveux dans de nombreuses civilisations : juive, chrétienne, musulmane, hindouiste...), le string, lui, est un objet vulgaire, malsain (déjà sur le plan de l’hygiène) et bien plus ostentatoire. Comme symbole civilisationnel, je le trouve bien plus régressif que le voile ! Maintenant, ma position par rapport au voile - symbole de l’implantation en France de l’Islam -, puisque c’est de ça qu’il s’agit, j’eus préféré à vrai dire qu’il n’exista pas ! Mais pour ça, il aurait fallu ne pas organiser le "regroupement familial", ni les banlieues ghettos. Maintenant c’est trop tard, et je pense qu’on ne réglera pas le problème du voile en provocant et en humiliant. Quand on persécute les gens dans leur foi, on renforce leur foi. Les juifs en savent pourtant quelque chose !... Alors pourquoi être soudain si maladroit avec les musulmans ? Quant à monter sur les grands chevaux de Jaurès au nom de la République et de la laïcité, les ex-soixante-huitards qui jouent à ce petit jeu là, eux qui ont craché à la face de Chevènement ! Ils me font doucement rigoler !

M.A. Croyez-vous que l’immense succès d’un Jamel, la nouvelle médiatisation des rappeurs "beurs", la popularité enregistrée par Zidane suffisent a assurer définitivement l’intégration de la jeunesse maghrébine dans notre pays ? Si l’on en croit votre dernier ouvrage Misères du désir, le problème serait bien plus compliqué que cela.

A.S. : Certes. C’est pourquoi l’expliquer m’a pris trois livres, les trois derniers, que je vous invite à relire !

M.A. : Nous sommes en 2005, entre autres problèmes politiques que devra résoudre, ou tenter de résoudre, notre gouvernement actuel, il y a celui des 35 heures. Pour ou contre les 35 heures, Alain Soral ?

Les 35 heures correspondent à une conception malthusienne du partage typiquement PS. Comme on n’a pas le courage politique de toucher au Marché libre et mondialisé, destructeur d’emplois, on se donne l’illusion du socialisme en partageant le travail qui reste par une réglementation de type soviétique ! Résultat des courses : les 35 heures favorisent les grandes entreprises les plus délocalisantes et les cadres les mieux payés, au détriment des PME, des artisans et des bas salaires ; sans créer un seul emploi ! Bonjour la mesure de gauche ! Non, je crois sincèrement que le seul intérêt des 35 heures, c’est de nous avoir débarrassé un moment de Martine Aubry !

M.A. Vous avez commencé votre carrière d’écrivain il y a 20 ans maintenant, avec un ouvrage intitulé Les mouvements de mode expliqués aux parents : qu’est-ce qui selon vous a radicalement changé dans nos tenues vestimentaires depuis ?

A.S. : Pour avoir la réponse, il vous suffit de regarder la rue ! Pour donner un sens à votre question, ce qui a changé par rapport à il y a 20 ans, c’est qu’à l’époque la branchitude était encore un marché parallèle, une marginalité... alors qu’aujourd’hui le branché est au cœur du marché, il n’en est plus la marge, il en est le moteur. C’est toute la différence entre moi et Ariel Wisman, vous comprenez ?

M.A. : Dans Jusqu’où va-t-on descendre ? vous analysez, pour reprendre le sous-titre même de l’ouvrage, "la bêtise ambiante", et dieu sait qu’elle paraît grande sous votre plume. Ne pensez-vous pas qu’avec la régression actuelle, par exemple la quantité croissante de publication d’ouvrages "psy-cul", de "télé-réalité" qui inondent de plus en plus nos chaînes télé et notre paysage culturel, que ce net recul de l’intelligence ne nous ramène vers l’obscurantisme que notre époque médiévale aurait connue ? Pensez-vous que tout cela puisse continuer longtemps ?

A.S. : Dans mes deux abécédaires, j’ai analysé systématiquement ce processus de recul de l’intelligence (par rapport à une période "progressiste" qui commence effectivement dés la fin de l’époque médiévale), afin de démontrer que ce processus constitue le programme - très intelligent - de la social-démocratie de marché planétaire. Programme dont le but est de renforcer le côté "consommateur" de l’individu, fatalement au détriment de son côté "citoyen". Ce processus durera, sans doute, tant que les avantages qu’en tire le Marché seront supérieurs aux inconvénients produits sur lui par les effets pervers de cette "démoralisation" ; effets pervers parmi lesquels il faut déjà compter, selon moi, un certain retour à l’obscurantisme religieux et communautaire... À moins bien sûr qu’il y ait rupture, de type révolution...

M.A. : Dans la même idée, les Coluche, Desproges, Gainsbourg, bref toutes les grandes gueules, quelque peu subversives, d’une époque qui est aujourd’hui bien révolue, sont mortes, et à la place, il semble à présent que personne n’ose déroger, sur les plateaux de télé, dans la presse, dans l’édition, aux règles du politiquement correct, enfreindre publiquement la règle de la langue de bois qui va jusqu’à absorber les nouveaux "empêcheur de tourner en rond", c’est-à-dire à les récupérer et les insérer au système mis en place ? Etes-vous d’accord avec l’idée que je développe ? Est-ce que cela vous inspire quelque chose, ou vous laisse indifférent ?

A.S. : Ce que ça m’inspire ? D’abord la qualité des personnes que vous citez n’était pas spécialement d’être subversives, mais d’avoir de la personnalité et du talent. Or, à l’heure du triomphe de l’idéologie de la "différence", c’est fou ce que les personnages d’un peu d’envergure sont devenus rares ! C’est plutôt le règne du petit salarié percingué qui confond mauvaise éducation standard et originalité, originalité et richesse intérieur ! Deuxièmement, sur l’idée du système qui récupère... Je crois qu’on ne récupère bien que ce qui est récupérable. Daniel Cohn-Bendit, c’était déjà récupérable en avril 68, tandis qu’on a toujours autant de mal à récupérer, aujourd’hui, Genet et Pasolini ! Ce qui ne me laisse pas indifférent, c’est que tant de cons, soit disant instruits, aient toujours autant de mal à faire la différence entre la subversion d’un Genet, d’un Pasolini et celle d’un Cohn-Bendit ou d’un Sartre.. sans parler du talent...

M.A. : Parleriez-vous de notre époque comme d’une "dictature molle", pour reprendre les mots de Tocqueville à propos de la démocratie ?

Oui, dictature mole dans la mesure ou l’omerta médiatique, une certaine persécution économique, ça fait quand même moins mal que le goulag ou les camps ! Quant à la démocratie, c’est une belle idée, mais qui n’est pas tout à fait synonyme de la démocratie de marché dans laquelle nous vivons, et où la liberté, avant tout réservée à la circulation des capitaux et des marchandises dans le but de maximiser les profits, conduit à une certaine dictature du Marché, au détriment des hommes, dans leur immense majorité.

M.A. : Vous-même, ne craigniez-vous pas d’être un jour récupéré ?

A.S. : C’est bien sur mon plus grand souhait, puisque ce jour là je serai enfin riche et réconcilié avec le pouvoir, ce qui est au moins la promesse d’une vieillesse confortable ! Mais j’ai bien peur q’un mécanisme en moi, qui me dépasse, me fasse encore rater le coche ! Voyez, j’étais le premier, dans "Jusqu’où va-t-on descendre ?", à oser tancer les maghrébins de France. Si j’avais continué dans cette voie, je serais aujourd’hui le chouchou des médias (quand on voit la place faite à bien plus louche et bien plus médiocre, les Moussaoui... les Fourest...). Mais il a fallu - c’est plus fort que moi -, que je continue bêtement ma critique des communautarismes en appliquant la même grille critique aux juifs de France. Et là, patatras... ! Que voulez-vous, je ne sais pas comment fait un type comme Philippe Muray - sur le plan de la probité intellectuel s’entend - pour critiquer si finement les communautarismes et omettre systématiquement d’évoquer celui-là... Malgré tout son talent de plume, je crains fort que la postérité ne le sanctionne pour ce manquement... Le style sans couilles vieillit fanfreluche...

M.A. Que pensez-vous de l’Internet aujourd’hui, des communautés virtuelles, et des webzines dont l’un des objectifs est de trancher avec la "pensée unique" ?

A.S : C’est un peu Radio Londres... beaucoup de liberté, de quantité, au détriment souvent de la qualité, mais en triant, on trouve tout ce qu’on veut. En plus ça ne coûte pas cher et c’est difficile à fliquer... Voilà l’ironie de l’Histoire à l’œuvre, qui se moque du travail de sape des puissants. Et le temps que les Dassault, Lagardère et autres Rothschild trouvent la parade, la vie aura inventé du nouveau !

M.A. : Puis-je vous demander de quoi traitera votre prochain ouvrage ?

A.S. : Un roman comique, pour éviter les emmerdes... Avec mes 4 derniers livres et ma sortie à Complément d’enquête, des emmerdes j’en ai déjà mis de côté pour 30 ans !

M.A. : Votre dernier mot pour clore cet interview par mail ?

A.S. : Je souhaite qu’elle circule le plus possible sur la toile et qu’elle me fasse vendre des livres, afin que les Ardisson et consorts sachent bien que grâce aux milliers de résistants de l’ombre, je peux moi aussi survivre, comme le courageux Dieudonné, à leur fatwas et leur trahisons !

Bibliographie indicative :

Sociologie du dragueur, Blanche
Vers la féminisation ?, Blanche
Abécédaire de la bêtise ambiante, jusqu’où va-t-on descendre ?, Blanche et Pocket
Socrate à Saint-Tropez, Blanche
Misères du désir, Blanche

Henry David Thoreau, La désobéissance civile, Mille et Une nuit, Désobéir, 10/18

Sites à visiter :

http://www.alainsoral.net

http://www.alainsoral.com

http://hermaphrodite.fr/article639.html (une interview de Alain Soral)

http://www.oumma.com/article.php3?i... (plusieurs interviews vidéos d’Alain Soral)

interview De : Marc Alpozzo
vendredi 14 janvier 2005

20:28 Écrit par alsgard | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/01/2005

L'OCDE FAVORABLE AU P2P

J’avais bien l’intention de vous parler d’autre chose mais il y a eu deux événements imprévus. Tout d’abord je suis tombé sur le blog de Julien DREY dont je parlerai dans un prochain billet car je ne peut décemment passer sous silence ce modèle de communication avec les Djeunz. Et deuxièmement je suis tombé sur un article relatant un rapport de l’OCDE sur le P2P et qui ébranle sérieusement l’image que veulent en donné les major. « l'OCDE affirme que le P2P serait plutôt un facteur très positif pour le monde de l'internet car il stimule la course vers le haut débit tout en ouvrant l'horizon sur de nouveaux modes de communication et de travail. »

N’en déplaise au tenant de l’industrie phonographique qui n’est de toute façon pas le moins du monde à menacer dans sa survie mais juste dans ces marges bénéficiaires (autrement dit Pascal Negre risque de ne pas pouvoir s’acheter une nouvelle villa sur la cote d’azur parce que des teen télécharge de la musique, Oh mon Dieu ! Quelle horreur ! Mais c’est horrible !) le P2P rapporte bien plus qu’il ne coûte, d’autant plus que les major compense largement le manque dans d’autre secteur (DVD, sonnerie Gsm).

Un autre argument fréquemment employé est que le piratage pénalise les nouveaux talents, sauf que si l’on enlève, tous les clones sortis des usines à chanteur du genre star academy, nouvelle star et autre merveille dans le genre il ne reste plus grand-chose pour les nouveaux talents. Surtout qu’aucune maison de disques ne prendra le risque d’investir sur un nouveau talent si elle n’est pas assurer du soutiens des radios (et surtout de NRJ), et ces radios comment font elles pour déterminer ce qui est digne de passer sur leur ondes remplient de bonnes musique. Eh bien c’est très simple une réunion marketing avec un panel représentatif des auditeurs comme pour tester un nouveau soda ou un nouveau yaourt, mais on leur fait bien écouter de la musique 3 secondes par titres, oui vous avez bien lu, ils ont 3 secondes pour juger si cela leur plait ou pas, et autant dire qu’un morceau un peu novateur qui ne ressemble pas à ce qu’ils ont déjà entendu à toute les chance de passer à la trappe.

Mais il y a un autre facteur qui explique la baisse des ventes de CD c’est le développement de nouveau marché principalement celui du téléphone portable mais aussi celui du DVD, autant de nouveau marché qui cible les 15-25 ans principaux consommateurs de CD mais dont l’argent de poche n’est pas extensible à souhait et il leur font donc faire des choix dont l’industrie phonographique compte tenu de la médiocrité des produits qu'elle propose et du manque de diversité de son offre à fait les frais.

On pourrait alors croire que les maisons allait un peu se remettre en cause, proposer autre chose que des produits formatés pour passer en boucle sur NRJ et SKYROCK, on pourrait imaginer Pascal Negre dire en pleine réunion « ptin les gens sont pas si con qu’on croyait faudrait qu’on fasse des choses nouvelle qu’on lance des artistes un peu novateur» eh bien on aurait tord. C’est vrai après tout à quoi bon s’emmerder avec des vrai artiste qui refuse de se foutre à moitié à poil dans leur clip, de tomber dans la provoc à deux balles pour exciter les ados, ne comprennent rien au marketing mix, qu’on ne peut faire rentrer dans aucune case de la matrice BCG, et qui par-dessus le marché foutent la pagaille dans les services comptabilités des majors en s’acharnant à ne pas vouloir faire de copier coller d’un album à l’autre, « non et si on adressait plutôt un gros fuck à nos clients qui ne veulent pas acheter nos merde » ce sont ils dit.

Et quant il s’agit de garder les sous sous dans la popoche force est de constater que l’industrie du disque n’est jamais à cour d’idée après avoir imposer une taxe qui leur est directement reversé sur les cd vierge (mais gageons que cette argent sera très bien utilisé pour financer la star ac 5 par exemple) les majors veulent faire de même avec les FAI qui avec leur offre haut débit tue la création artistique dans notre pays rien de moins. Alors je pose la question, à quant un taxe sur l’eau du robinet pour compenser les pertes de Coca Cola, a quant un taxe sur les patch pour compenser les pertes de l’industrie du tabac et à quant une loi pour nous obliger acheter 1 cd par mois sous peine d’amende. !!

Ce serait plutôt à nous clients d’adresser un gros FUCK à l’industrie du disque tellement imbus d’elle-même qu’elle refuse une seule seconde de tenir compte du point de vue de ceux qui la font vivre. Un gros FUCK aussi à tout ces pseudo artiste aux ordres donneur de leçons gaver comme des oies par ces mêmes maison disque dans des palaces dix étoiles et qui ont visiblement du mal à comprendre que tout le monde ne dispose pas du même pouvoir d’achat qu’eux. On voudrait bien de temps en temps que ces stars qui se décorent entre elles (victoires de la musique etc…) avec l’aide d’une presse complices évacuent le devant de la scène que l’on voit un peu derrière si il n’y a pas mieux et moins cher.

14:37 Écrit par alsgard | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

03/12/2004

CE QUI NOUS PEND AU NEZ

Après avoir lu ça vous ne pourrez plus dire que vous n'étiez pas prévenu

Nous sommes le 15 mai de l'an de grâce 52 après sarko, Nicolas Sarkozy va bientôt se faire couronner empereur dans la cathédrale de Reims. Tous les grands de ce monde sont présent, George W Bush, Tony Blair, le roi fhad d'Arabie Saoudite et bien d’autre. Dans son infinie bonté notre futur empereur a accordé une permission spéciale à Jaques Chirac qui a pu quitter pour quelques heures la prison de la santé pour assister à l'événement. Le tout Hollywood est également présent, Tom Cruise, George Clonney, Mel GIbson, Nicole Kidman, Christian Clavier, Alain Delon et bien sur Steven Spielberg qui va bientôt réaliser un film retraçant la vie du grand homme pudiquement appelé la légende de Nicolas.

Nicolas Sarkozy arrive enfin dans la cathédrale se présente devant le pape Jean Paul II qui malgré des problèmes de santé récurrents n’a pas voulu quitter son pontificats avant de couronné celui qu’il considère comme la réincarnation du Christ. Ca y est c'est fait Nicolas le grand est né, encore plus flamboyant qu’à son habitude, la couronne lui va à ravir, il sort lentement de la cathédrale pour partir à la rencontre de ces sujets massés à l’extérieur.

Dehors ce sont des dizaines de millions de personne venu de toute la France voir même de toute l’Europe qui l’acclame, certain ont même parcouru des milliers de kilomètre en rampant, d’autre sont déjà la depuis 10 jours et n’ont pas hésité pas à dormir sur place pour être sur de ne rien rater de l’événement. Mais déjà vient l’heure de rentrer à Sarkograd (ex Paris), Nicolas traverse alors la foule dans sa sarkomobile, tout le monde hurle son nom,essaie de le toucher ou reste à l’affût du moindre sourire, du moindre regard de sa majesté. « Il m’a regardé !!! il m’a regardé !!! » crie une femme en pleure avant de s’évanouir de joie. Des moment de liesse populaire que n’avait plus connu notre pays depuis le spectacle de Patrick Bosso au camping de Pallavas les Flots ou encore le dernier concert de Lorie au casino de Paris.

La sarkomobile a finalement réussi à se frayer un chemin à travers la foule à laquelle on distribue le petit livre saint de l’église de sarkologie devenue première religion de France avec plus de 30 millions de fidèles à travers le pays. Une fois de retour à Sarkograd il descends l’avenue des champ Sarkoziens (ex avenue des champs Élysée) puis se rend dans son fief de Sarkozy sur Seine (ex Neuilly sur Seine) ou selon sa biographie l’age de 8 ans le petit nicolas à réaliser son premier miracle en rendant la vue à un aveugle. Mais pas le temps de traîner l’empereur repart pour de nouvelle aventure accompagner du premier ministre Ernest Antoine Selliere il doit s’envoler pour les Etats-Unis afin rejoindre George W Bush qui l’a invité dans son ranch de crawford.

« C’était Jean Pierre Pernot pour le journal de 20h de TF1 à vous les studios et vive l’empereur !!! »

Franchement ça fout les boules.

18:17 Écrit par alsgard | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

26/11/2004

UKRAINE

























La crise en Ukraine est un magnifique exemple de la sclérose médiatique qui sévit chez nous. Depuis des jours on nous présente les choses de la manière la plus binaire possible. Le candidat pro russe Viktor Ianoukovitch a volé les élections au candidat pro occidental Viktor Iouchtchenko c’est comme ça un point c’est tout, la messe est dite, rompez les rangs. De toute façon comment en douter si on est pro occidental c’est qu’on défend la démocratie et la liberté, et puis quelqu’un qui veut faire rentrer son pays dans l’union européenne ne peut pas être foncièrement mauvais. Surtout qu’on n’obtient pas le soutien de tous les pays occidentaux comme ça, non il faut montrer patte blanche, c’est que c’est pas le genre s’acoquiner avec n’importe qui nos dirigeants et tout ce qu’ils veulent c’est le bonheur du peuple Ukrainien rien d’autre. Putin lui est un homme odieux tout le monde le sait, il cherche juste à défendre ces intérêts dans la région et à garder sa sphère d’influence qui diminue chaque jour un peu plus et un chef d’état qui défend les intérêts de son pays c’est forcement louche surtout quand il est russe et pas européens.

Il n’est pas question de dresser une couronne de laurier à Puttin dont on connaît les méthodes, ni aux autorités Ukrainiennes ultra corrompues et dont le fait qu’elles aient truqué les élections ne fait aucun doute, même si on pourrait aussi se demander comment certaines régions ont pu voté à plus de 90% pour Iouchtchenko alors qu’elles étaient censé être acquise à son opposant, mais de toute façon on sait très bien qui a envoyé les enquêteurs de l’OSCE et de quel coté ils penchent. Au bout du compte on ne sait pas qui a gagné les élections, mais c’est bien pratique de nous présenter Puttin comme le grands méchant de l’histoire et l’UE à beau jeu d’enfiler le costume de défenseur de la liberté. Sauf que jusqu’à maintenant tout le monde s’en fichait pas mal de l’Ukraine on à laisser bien volonté la Russie joué le rôle de premier partenaire économique du pays. Mais maintenant c’est différent on veut un gouvernement pro occidental alors forcément les russe sont prié de ne pas faire d’histoire et de fermer la porte derrière eux en partant.

Putin fait en Ukraine ce que bien des pays occidentaux font depuis des lustres aux 4 coints du monde, il y met juste un peu moins les formes car c’est vrai que quant on passe déjà pour un méchants aux de la communauté international pas besoin de sortir de baratin sur les droits de l’hommes et la liberté pour fabriquer le soutien de l’opinion publique.
Les objectifs occidentaux ne sont pas différents, tout ce qui les intéresse c’est bien que leur poulain accède au poste suprême et pas autre chose et le peuple Ukrainien dérangerait presque au milieu de tout ça, mais heureusement on peut le faire descendre dans la rue pour manifester en faveur de l’un ou l’autre camp.

Que l’on dénonce la manière dont s’est déroulé le scrutin et l’ingérence de la Russie est une chose, mais que nos dirigeants joue les vierges effarouchés comme si il n’était en aucun cas responsable de la tensionqui règne sur place ainsi que du mauvais déroulement des élections et que les médias aux ordres n’instruise qu’a charge contre Putin se gardant bien d’égratigner les méthodes forcement sans reproche de nos belles démocraties relève de la tartuferie la plus complète.

14:41 Écrit par alsgard | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

24/11/2004

HIPOCRISIE DE LA PRESSE FRANCAISE

En échos à mon précèdent billet je vous encourage à lire l’excellent article du journal de critique sociale ce qu’il faut détruire intitulé les Anti Bush qui montre si il en était besoin que la presse Française n’a rien à envier à son homologue américaine pour ce qui est de la servilité au pouvoir en place. Donner dans l’anti Bush est devenue un sport national, Jean François Khan a même fait un beau dossier pour expliquer à l’électeur américain comment se débarrasser de Bush, que ces gougnafiers d’outre atlantique n’ont même pas eu la décence de lire avant d’aller mettre leur bulletin dans l’urne. Cependant on peut quand même se demander quel aurait été l’attitude de nos médias si Chirac avait finalement décidé de participer à l’aventure Irakienne, aurait on eu droit à tous ces reportages sur les chrétiens évangéliques et tout ces bouquins sur le cartel des Bush ou aurait on assisté à un remake de la première guerre du Golf.

17:26 Écrit par alsgard | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

23/11/2004

FOX NEWS L'INFORMATION COMME ON L'AIME

C’est les canadiens qui vont être content il vont pouvoir apprécié la néo connerie dans toute sa splendeur. En effet pour le plus grand bonheur des petits et des grands la chaîne Fox News spécialisé dans le cirage de pompes des républicains mais dont le slogan est pourtant « :):):) Honnête et Equilibré:):):) »vient d’être autorisé au Canada les délires de ces chroniqueurs comme Bill O’Reilly non pas leurs égals en ce bas monde sauf peut être sur la télé nationale nord coréenne. Malheureusement pour les néo con bien de chez nous, aucun lancement de la sous merde journalistique en question n’est prévu en France pour relever le niveau de la si médiocre presse Française. Nous priver de telles informations éclairé fait certainement parti du plan de condojesaipakoi rice pour punir le France de son crime de lèse doublevé. Mon dieu que la vie est injuste.

Pour information Fox News est une chaîne de Rupert Murdoch, fondé par Roger Ailes un ancien conseiller de Richard Nixon, de Ronald Reagan et de George Bush père. Pourtant Roger Ailes dit que non « :):):)FOX NEWS N’EST PAS UNE CHAINE REPUBLICAINE :):):) » aussi vrai qu’il y avait des armes de destructions massives en Irak, je le jure sur les burnes de George doublevé »

La partialité de la chaîne semble sauter aux yeux de tout le monde sauf évidement de ceux qui la dirige. Par exemple dans une émission présentée comme impartial on trouve 5 républicains pour 1 Démocrates. Les mauvaises nouvelles venant d’Irak sont minimisées et le patriotisme des opposants à la guerre est systématiquement remis en question. On fourni au journaliste des notes avec la manières de présentés l’information et le point de vue à adopté.Mais peut importe nous sommes à une époque ou en vend de l’information comme des barils de lessives et l’objectivité n’est plus rentable. Il faut gaver les téléspectateurs comme des oies, et ce n’est pas hasard si la chaîne d’information la plus médiocre de est aussi la plus prospère financièrement. Voila qui devrait donner des idées à Patrick Le Lay.

16:07 Écrit par alsgard | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

22/11/2004

VIVE LES DISCOTHEQUES

Une fois n’est pas coutume je vais vous raconter ma vie. Une soirée mémorable dans un des endroits les plus débilitant de notre civilisations la discothèque. .

Tout commence au boulot quand on vient me proposer une de ces fabuleuses sorties en discothèque entre collègues de bureau. Malgré le fait que j’entretien de bon rapport avec ces derniers c’est le genre de soirée que je fui comme la peste et j’ai au moins 5 bonne raison pour ça.

1 Je n’ai aucune envie dépenser 50 euros pour avoir la dernière dobe de Britney Spears à fond dans les oreilles. .

2 Je n’aime pas danser .

3 J’aime encore moins avec la dernière dobe de Britney Spears à fond dans les oreilles.

4 Je déteste parler boulot en dehors des heures de bureau.

5 J’aime encore moins avec la dernière dobe de Britney Spears à fond dans les oreilles.

Pour résumer le tout en une phrase : Je n’ai aucune envie de dépenser 50 euros pour parler boulot en dansant sur la dernière dobe de Britney Spears qui m’explose les tympans.

Mais pour une raison que j’ignore mes collègues tiennent absolument à ma participation. J’ai beau leurs expliquer que mon absence n’altérera en rien le déroulement de cette, magnifique soirée, ils insistent encore et toujours et pour ne pas passer pour un sauvage je fini par accepter.

On arrive donc à la boite de nuit en question ou je n’avais plus mis les pied depuis au moins 6 ans, nous somme tenu de laisser nos veste au vestiaire pour la modique somme de 5 euros et c’est là que les hostilité commence. Le vestiaire était tenu par une charmante demoiselle d’une trentaine d’année environ avec des yeux d’un bleu si éclatant qu’elle pourrait réveiller un mort juste en le regardant, un de mes collègues préférés que nous appelleront Damien la complimente à juste titre sur son regard, le compliment n’est pas très original je l’avoue, mais il aurait bien pu la traiter de grosse truie violette qu’elle n’aurait pas tiré une plus sale tronche. Personne n’attendait qu’elle lui saute au coup et le demande en mariage mais un petit sourire aurait été apprécié.

Passé cet épisode la folle soirée commence et conformément à mes prédictions on s’ennuie à mourir, après avoir épuisé les petites anecdotes et les potins de bureau que tout le monde s’est déjà raconté une bonne centaine de milliers fois à la machine à café on en vient inlassablement à parler boulot, les dossier en retard, les problèmes informatiques, la préparation du bilan comptable tout y passe. Ceux qui comme moi trouvent qu’une discothèque n’est pas l’endroit rêvé pour tenir ce genres de conversations soporifiques ont tout le loisir d’apprécier les dernières merveilles musicales qui passent en boucles sur la bande FM. Je suis depuis formellement opposé à tout cotas de musique Française que ce soit à la radio ou en discothèque car quitte à enchaîné les débilités musicales autant qu’elles soient toutes en Anglais au moins je ne suis pas obligé de comprendre les paroles.

La bonne nouvelle c’est qu’on à pas encore eu droit à Britney Spears la mauvaise c’est que j’ai déjà entendu une bonne dizaine de « méga hit chébran à donf » encore bien pire. Mais on avait pas encore touché le fond arrive un morceau avec pour thèmes principale le string et tellement peu de parole qu’on arriverait à toutes les faire tenir sur un recto de boite d’allumette même en les inscrivants au marqueur, le tout repris en boucle par tout la foule en délire.. Quand j’ai eu le malheur de dire que je trouvais cette saloperie que tout le monde appelle pudiquement un morceau de musique complètement conne j’ai eu le droit aux foudres d’une de mes collègues qui m’a dit que j’étais coincé et que c’était dommage parce que je n’ai que 26 ans (Mon anniversaire c’était il y à 3 mois si vous voulez m’envoyer vos cadeaux je ne vous en voudrait pas pour le retard), elle enchaîne avec une tirade sur la liberté d’expression, et termine en beauté en me disant toute fière d’elle que dès qu’un morceau est un peu politiquement incorrect il faut qu’il déchaîne les foudres des censeurs et des moralisateurs en tout genre.

J’ai peur que la malheureuse ne se soit pas rendue compte de l’énormité de ces propos, je n’ai jamais entendu quelqu’un débiter autant de connerie en si peut de mots, mais avant d’avertir le jury du guiness book pour valider la performance une mise au point s’impose
Tout d’abord je lui précise que je ne vois pas en quoi je suis coincé vu que je n’ai jamais dit avoir été choquer par cette chanson, mais que je la trouvait conne et que l’accompagnement musical etait à chier (si on peut parler d’accompagnements), qu’à titre personnel je n’en ai strictement rien à cirer qu’une bonne femme se mette dans tout ces états parce qu’elle préfère porter un string, mais qu’elle ne se sente pas obligé d’en faire un disque pour autant. .
Je poursuis sur ma lancé lui expliquant que si pour elle la liberté d’expression se limites à la défense du port du string elle ferait bien de se tenir un peu plus au courant de l’actualité elle verrai qu’il y à des causes bien plus importantes à défendre.
Pour finir je lui explique cela fait des plombes que ce n’est plus politiquement incorrect de parler de cul dans une chanson et que c’est bien la dernière chose qui est censuré, je pourrai bien sortir une chanson ou je répète vive la sodomie en boucle et bien non seulement elle ne sera pas le moins du monde censuré mais en plus elle risque de faire un tube parce que je suis certain qu’il y à pleins de gens qui vont trouver ça vachement « provoc » alors que si ma chanson s’appelle « sarko nous les brises » j’ai toute les chances de me retrouver avec un procès au cul voir de prendre 1 ou 2 mois de taule dans le pire des cas.
Elle s’en est tout de suite retourner causer tableau Excel avec les autres secrétaires l’air pas très convaincu mais bien décidé à ne plus la ramener.

Pendant ce temps Damien et moi sommes allés tenir compagnie à deux petites hollandaises esseulé au comptoir nous, taillons une bavette dans la langue de Van Gogh dont nous ne parlons pas un traître mot. Finalement cette soirée ce termine mieux qu’elle n’avait débuté le DJ s’étant résolu à ne diffusé une sous merde que toutes les deux chanson nous avons pu danser une sorte de Slow sur l’excellent Georgia du regretté Ray Charles juste avant la fermeture ce qui arriva ensuite je le laisse à votre imagination.

19:23 Écrit par alsgard | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |